Essor des carrières et ardoisières en Centre Bretagne
Au cœur du Morbihan intérieur, le sous-sol n’a jamais été qu’une extension discrète du paysage. Pourtant, à l’abri des regards, il abrite une richesse qui a longtemps fait battre la vie des bourgs et vallées : schiste bleu ardoisier, granit et quartzite ont offert au centre Bretagne plus qu’un simple décor. Tout un pan de l’activité industrielle locale s’est édifié autour des carrières et ardoisières, façonnant aussi bien les reliefs que les histoires de familles.
L’exploitation des ardoisières, particulièrement à Gourin, Le Faouët, ou Priziac, a connu son apogée à partir du XIXe siècle. Mais les traces de cette tradition remontent encore plus loin : dès le Moyen Âge, on extrayait déjà la pierre destinée à recouvrir églises et manoirs. Le secteur a décollé avec la Révolution industrielle, la demande explosant pour la couverture des toits urbains et les besoins du bâtiment. À Gourin, plus de 600 ouvriers travaillaient dans les ardoisières au début du XXe siècle selon l’Inventaire du Patrimoine Culturel de Bretagne (patrimoine.bzh).
- Ardoisières emblématiques : Gourin, Priziac (Kerriers), Langonnet
- Carrières de granit et quartzite : Berné, Le Faouët, Plouray
Le travail minier allait bien au-delà du simple emploi local. Il a suscité une mutation profonde de l’économie rurale, attirant ouvriers et saisonniers, faisant naître cafés, commerces, écoles. Les hameaux se sont structurés autour de cette économie de la pierre.