Des carrières à ciel ouvert : paysages sculptés, hommes transformés
Dans le détail des reliefs, les cicatrices des extractions restent visibles. Entre le canal du Blavet, les alentours de Langonnet et les méandres du Scorff, les bases des anciennes carrières de granit ou de schiste dessinent des amphithéâtres naturels, aujourd’hui colonisés par la végétation.
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La carrière des Cerisiers à Gourin est remarquable, avec ses plans d’eau profonds, ses abris creusés dans la roche qui servent aujourd’hui de refuges à la faune.
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La carrière de Kerglaw à Berné est devenue un lieu de promenade et d’observation, mémoire vive d’un passé industriel et ouvrier.
Le paysage change, mais la sociologie aussi : les anciens carriers, souvent issus de familles agricoles, sont devenus une sorte de communauté à part, avec leur culture de solidarité, leur parler technique, leur vaillance éprouvée par les conditions rudes : jusqu’à 10 heures par jour dans la poussière, au froid et à l’humidité permanente.
Certaines familles se souviennent encore, pour les plus âgés, de la “descente aux ardoises”, parfois dès l’âge de 13 ans, où l’on taillait à la main les blocs sortis du ventre de la terre devant le regard des aînés.