Une histoire qui continue : l’émigration, entre mémoire et modernité
Avec la crise économique mondiale de 1929 puis la Seconde Guerre mondiale, le flux vers l’Amérique s’est tari, mais la mémoire demeure vive. Aujourd’hui, la question migratoire retrouve un écho particulier dans le Morbihan intérieur : entre départs pour Paris à la recherche d’emplois, retours aux racines pour ceux qui veulent donner un nouveau sens à leur vie et dynamique interculturelle portée par les descendants, Gourin continue de tisser des liens avec « sa » diaspora.
Certains jeunes du pays partent désormais en stage ou en volontariat outre-Atlantique sur les traces de leurs ancêtres, la mairie renforçant les jumelages avec les communautés bretonnes de Boston ou de New York. Les écoles locales intègrent dans leurs programmes des séquences sur cette histoire : la transmission et la mémoire vivante de l’émigration sont devenues des outils pour valoriser le territoire, sans nostalgie mais avec fierté.
Finalement, l’histoire des Gourinois partis aux États-Unis raconte à la fois une Bretagne confrontée à la pauvreté, l’inventivité et la courage d’un peuple, et la capacité du Pays Roi Morvan à se réinventer. Le rêve américain, en version gourinoise, continue de bousculer nos récits et d’inspirer les enfants du coin… et d’ailleurs.