Les bâtisseurs de dynamiques locales
Jean-Louis Le Bris : Quand la terre et la culture se croisent
Au cœur de Gourin, impossible d’évoquer la modernisation agricole et culturelle sans citer Jean-Louis Le Bris, maire entre 1971 et 1995. Fils de cultivateur, instituteur, puis homme public, il a contribué à transformer une commune marquée par l’exode rural en fief reconnu de la culture bretonne. Il relance le festival de la crêpe en 1991, faisant de Gourin la “capitale bretonne de la crêpe”, et appuie la création de la Maison de la crêpe, en 1994 (Source : Ouest-France, 2011).
- Promotion du tissu associatif et du patrimoine
- Projets de rénovation urbaine qui modernisent le centre tout en préservant son cachet
- Actions en faveur de l’emploi local : soutien à la filière porcine, accueil d’entreprises agroalimentaires
Sous sa mandature, Gourin voit aussi la création de structures majeures comme le collège municipal ou la salle multifonctions de la Trinité. Cette façon d’articuler ruralité, culture et attractivité économique inspire toujours les élus de la région.
Marie Vallée et l’éducation au cœur du Faouët
Peu connue du grand public, Marie Vallée, directrice de l’école publique du Faouët durant trois décennies (1965-1995), a incarné l’évolution du système éducatif rural. Elle s’est battue pour maintenir – contre vents et marées – une école vivante au centre du bourg, alors que la tendance était à la fermeture ou au regroupement. Forte de sa ténacité, elle impulse l’ouverture de classes bilingues breton-français à la rentrée 1984 – une première dans le secteur à l’époque (Source : Archives départementales du Morbihan).
- Soutien aux pédagogies alternatives (sorties nature, éducation artistique)
- Travail avec les élus et les familles pour revaloriser l’image de l’école publique
Avoir gardé une dynamique scolaire à taille humaine au Faouët a joué un rôle majeur pour maintenir les jeunes familles sur place.